Au mois de juin dernier, une jeune étudiante américaine, Jennifer Daly, avait prévu de passer quelques temps à Noisy le Roi-Bailly. Elle avait pris l’avion le dimanche 28 juin 2009 et c’est alors que pendant le vol…..
A sa demande vous trouverez ci-après le récit que cette jeune fille a tenu à porter à votre connaissance.

Les premiers symptômes du malaise de Jennifer Daly apparurent vers 6h du matin dans l’avion qui amenait la jeune Américaine de Philadelphie à Paris, ce lundi 29 juin 2009. Alors qu’elle regardait les nuages défiler en dessous de l’avion, elle sentait un vertige l’envahir comme si elle allait s’évanouir. Elle glissait lentement dans ce que les médecins allaient bientôt diagnostiquer comme le début d’un coma diabétique.
Jennifer, jeune étudiante de 19 ans, du Collège d’Albion, Michigan, ville avec laquelle Noisy le Roi et Bailly sont jumelées, avait depuis longtemps préparé son voyage. Son périple allait l’amener à passer plusieurs semaines à Noisy le Roi pour effectuer une étude, demandée par son Collège, sur la scolarité française. Avec l’aide du Comité de Jumelage de Noisy le Roi-Bailly, elle avait trouvé une famille d’accueil et des structures d’étude dans des établissements scolaires à et autour de Noisy le Roi-Bailly.
Le personnel de bord de l’avion du vol 754 de U.S.Airways, venant de Philadelphie avec comme destination Roissy Charles de Gaulle et dans lequel se trouvait Jennifer, remarquèrent immédiatement qu’il y avait quelque chose d’anormal avec cette jeune passagère. Et c’est ici que la remarquable chaîne de solidarité, qui allait sauver Jennifer, se mit en route. La première personne à se rendre compte de la gravité de la situation était un jeune stagiaire steward, qui, ayant fait des études de médecine, soupçonnait un taux de glycémie élevé. A l’arrivé de l’avion, Jennifer fut transporté d’urgence dans le service du Docteur Raffour, médecin chef du Service Hospitalier de l’Aérogare de Roissy Charles de Gaulle.
Plus tard dans la matinée, vers 11 heures, lors d’une conversation avec ce médecin, Didier A. Caels, membre du Comité de Jumelage, qui avait attendu un appel de Jennifer pour aller la chercher à l’Aéroport, s’entendit confirmer le verdict: Jennifer souffrait de sécrétion insuffisante d’insuline par le pancréas.
Dans l’après-midi le Docteur Raffour décida de faire transporter Jennifer à l’hôpital Ballanger de Villepinte dans le service du Docteur Vittaz responsable du Service  Diabétique. Celle- ci confirmait à Didier A. Caels, lors d’une conversation téléphonique, que le pancréas de Jennifer risquait d’être endommagé et que son diagnostique vital était engagé.
Le lendemain, mardi 30 juin, le Comité de Jumelage de Noisy le Roi-Bailly mit en place une chaîne de solidarité: Didier A.Caels fut le premier à visiter Jennifer à l’Hôpital Ballanger de Villepinte, dont le personnel du Service Diabétique du Docteur Vittaz entourait cette jeune étrangère de tous les soins dont elle avait besoin.
Puis mercredi 1er juillet, Michel Debroise, Secrétaire du CJNRB, allait chercher la maman de Jennifer à l’Aéroport de Roissy. Madame Daly avait été averti  de ce qui était arrivé à sa fille et venait à son chevet. Elle réglait tous les documents et paiements des factures d’hospitalisation et de soins.
La chaîne de solidarité continuait avec la visite faite à Jennifer, le vendredi 2 juillet, par Gérard Florentin, membre de la cellule « Culture et Social » du CJNRB.
Tous les visiteurs ont pu se rendre compte à quel point le protocole médical mis en place par le Docteur Vittaz était efficace. Le retour de Jennifer vers les USA fut programmé pour le samedi 3 juillet, accompagnée de sa maman. Une lettre d’analyses et de recommandations, et surtout une réserve importante de médicaments avait été préparée par le Docteur Vittaz pour remise aux médecins américains qui allaient surveiller Jennifer.

Epilogue

Depuis cette aventure Jennifer est en bonne forme. Elle se fait régulièrement ses injections d’insuline, prescrites par les médecins. Elle est revenue à Noisy le Roi il y a quelques jours pendants lesquels elle a pu à nouveau rencontrer ses « oncles de France » et a pris contact avec le Docteur Vittaz pour la remercier de ses soins.

Didier A. Caels